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Les nuisances aériennes portées devant la ministre de l'écologie

Publié le par Jean-Jacques GARNIER

Les nuisances aériennes portées devant la ministre de l'écologie

Pertuis le, 7 Octobre 2015

Suite à la demande de l'ADECNA (association de défense contre les nuisances aériennes) et avec l'appui de Jean-François Lovisolo, conseiller départemental et maire de La Tour d'Aigues Noëlle Trinquier, conseillère départementale du canton, a obtenu un rendez-vous avec la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie. Lors de l'entretien avec le conseiller de la ministre le 30 Septembre dernier, Noëlle Trinquier, assisté de Jean-Louis Robert, maire de Villelaure, a tout d'abord présenté les grandes lignes du dossier dont les principales sources de nuisances que la population du Sud Luberon subit au quotidien depuis plus de 3 ans:

-Exercices d'entrainement de l'école de pilotage de Salon de Provence,

-Survols répétés et souvent à très basse altitude voire de la voltige par des avions civils,

- Survols d'hélicoptères, d'ULM et de paramoteurs.

Noëlle Trinquier a souligné l'exaspération de la population, renforcée dans son discours par Jean-Louis Robert, forts d'exemples de propos exprimés par ses administrés. Face à ce contexte, elle a insisté sur la nécessité d'obtenir des solutions immédiates et efficaces pour les secteurs les plus impactés en attendant une solution législative globale et pérenne pour l'ensemble du parc naturel régional du Luberon.

Noëlle Trinquier a cité les propositions faites par Vincent Origlia, président de l'ADECNA, qui consiste à encadrer certaines activités aériennes tout en permettant le retour au calme dans le sud Luberon:

- Aligner l'altitude minimale de survol du PNRL à celle des parc nationaux, c'est-à-dire 1000 m par rapport au niveau du sol et au vu des caractéristiques exceptionnelles du parc,

-Faire réaliser les exercices d'entrainements militaires de l'école de pilotage de Salon de Provence sur des zones leur appartenant déjà mais à ce jour inutilisées, en dehors du territoire du PNRL, puisque malgré les efforts faits par le général de la base aérienne de Salon de Provence pour tenter de réduire les nuisances, la gêne et le mécontentement persistent voire s'amplifie,

-Supprimer l'axe de voltige "Pont de Pertuis" qui empiète pour moitié sur le territoire du PNRL.

Jean-Louis Robert a également rappelé que des survols civils à très basse altitude, voire dans certains cas, de la voltige aérienne, étaient régulièrement pratiqués dans le Val de Durance, sur des zones protégées Natura 2000, Vincent Origlia rajoutant que les survols aériens sur ce secteur pouvait atteindre à l'heure actuelle, une fréquence de passage d'un aéronef toutes les 3 minutes. Des conséquences insoutenables pour une population de près de 70 000 habitants et ses milliers de touristes qui ont fait le choix de profiter du calme, d'où la nécessité d'imposer des silencieux et de sortie du parc de tout survol liés à des tests techniques (Airbus) et à des écoles de pilotage privées (Baptêmes de l'air par exemple).

Des risques liés, d'un côté à l'évolution de l'aérodrome d'Aix-Les Milles, pourraient mener à une augmentation conséquente du nombre de survols et, d'un autre côté, provoquer l'arrivée de drones, nouveaux types d'aéronefs qui apporteront leur lot de nuisances.

Vincent Origlia souligne que le parc naturel régional du Sud Luberon est la 2eme réserve de biosphère en France métropolitaine reconnue par l'Unesco avec des zones Natura 2000 et des zones nature et silence, éparpillées sur tout son territoire, avec des arrêtés pour protéger la faune et la flore.

Alors que Vincent Origlia remettait les 2000 signatures de la pétition citoyenne et un nombre impressionnant de courriers de mécontentement provenant des habitants, des touristes et des professionnels, Noëlle Trinquier a mentionné toutes les actions menées par le président du PNRL, Jean-Louis Joseph, et les différents élus locaux, nationaux et européens pour alerter les deux principaux ministères concernés par ce dossier.

Le cabinet de la ministre de l'écologie a promis une réponse pour chacun des points évoqués.

J.Jacques GARNIER

VM

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